VIOLENCES
Les médias rapportent, ces derniers jours, de nombreux exemples de violences commises dans les transports publics. Ces actes sont révoltants. Comment ne pas avoir le coeur serré devant les blessures subies par cette jeune étudiante africaine dont le seul tort a été de prendre le bus à Marseille dimanche dernier. Quel absence de conscience, de discernement, de confusion entre le bien et le mal, peut amener des voyous (par pitié que l'on utilise plus le mot "jeunes" pour qualifier ces salopards !) a martyriser une innocente ?
A Charleville La Houillère, un bus a reçu un caillou le même week-end. Il n'y a évidement rien de comparable entre les deux actes. J'avais choisi de ne pas communiquer sur ce sujet. Nous savons bien qu'il y a dans ces agressions une part de compétition malsaine entre quartiers, entre bandes. L'info a, malgré tout, été diffusée. Je le regrette.
Sans faire de la presse un bouc émissaire, certains devraient se poser la question de leur responsabilité, en tant que déclencheur, dans certaines violences urbaines. Depuis quelques semaines, une partie des médias annonçait des tensions pour "l'anniversaire" des émeutes de novembre 2005. Il fallait être sourd et aveugle pour ne pas imaginer que ce remue ménage allait donner des idées aux voyous.
La réaction du parti socialiste, par la bouche de M.Hollande, est consternante. Pas un mot pour condamner les voyous, mais une attaque en règle du ministre de l'intérieur. Lui, au moins, a eu le courage de s'attaquer aux mafias de banlieue. Pendant 5 ans entre 1997 et 2002, les amis de M.Hollande (dont Mme Royal, M.Fabius et Strauss-Kahn, tous ministres) ont fermé les yeux sur les dérives mafieuses et les trafics de drogue. Ils ont acheté la paix sociale en déversant des centaine de million d'euros de subventions et aides diverses. Ils ont refusé toutes sanctions avec l'aide des juges politisés. La situation d'aujourd'hui est liée à la fin de ce laxisme.