Pas de rigueur pour les élus municipaux (2)
Spécialement pour le premier adjoint qui vient de se faire voter une indemnité sur mesure par le conseil municipal pour pouvoir se consacrer à plein temps aux affaires de la commune. Jusqu'à présent, cet élu exemplaire cumulait ses fonctions de directeur d'école, de premier adjoint et de premier vice-président de l'agglo..... Soit, selon ses déclarations, 2800 € + 1600 € + 900 € = 5300 €, net. Cinq fois le SMIC........ Comme disait Coluche, tout le monde doit être égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres ! A partir de septembre, il ne sera plus directeur d'école, son indemnité de premier adjoint sera augmentée, mais pas de 2800 €. Conclusion de l'intéressé j'y perd !
Petite précision, les indemnités d'élus ne sont pas faites pour augmenter le revenu de l'intéressé mais pour compenser la perte de revenus liée au temps passé dans le mandat. En stoppant son activité professionnel, il aurait été normal de porter les indemnités perçues au montant perçue par un directeur d'école, voire un peu plus pour tenir compte d'horaires nettement supérieurs à 35 heures. Venant après l'inflation du nombre des adjoints en début de mandat, cette décision est assez mal venue. Une fois de plus la municipalité socialiste profite outrageusement du "fromage" que constitue la ville.
Je ne veux pas faire de démagogie. Il est normal que les élus soient convenablement indemnisés, notamment lorsqu'ils s'investissement beaucoup dans leur mandat. Ce qui est le cas de Philippe Pailla. Par contre, à l'exception des mandats nationaux et des exécutifs locaux qui sont trop prenants, je ne souhaite pas que les élus se déconnectent d'une activité professionnelle. Même si c'est parfois lourd à gérer (la vie de famille....) cette double activité est enrichissante et elle permet de rester proche des besoins de nos concitoyens.
Je salue, comme il se doit, la complaisance du journaliste de l'ardennais qui a rendu compte du sujet. Il fait preuve d'une discrétion qui devrait lui valoir la reconnaissance des élus concernés. Pourquoi, par exemple, dissimuler que M.Pailla souhaitait arrêter son activité professionnelle depuis 2001. Si il avait été réélu conseiller général cette année là, il serait devenu immédiatement élu "à plein temps". Ayant échoué en 2001, puis en 2008, il a bien fallu trouver une autre solution aux frais du contribuable carolomacérien.
Sur ce sujet, lisez la réaction de Guillaume sur le forum de Charleville-Mézières