58 - 68 : L'un fêté, l'autre pas

Publié le par Patrick FOSTIER

Le tout Paris médiatique a encensé mai 68 le mois dernier. Je ne compte plus les émissions souvenir, les interventions des acteurs de l'époque.... On n'a pas appris grand chose de cette auto célébration ou nos gauchistes recyclés en élus, haut-fonctionnaires et...... chefs d'entreprise se sont mutuellement congratulés. Une info tout de même, le préfet Grimaud, qui s'est fait traîter de "facho" pendant des semaines, était un homme de gauche, passé par le cabinet de..... François Mitterrand. Drôle, non !

Il faut lire ou relire les livres publiés sur ce sujet et, notamment, l'excellent "les trois derniers chagrins du Général" des époux Rouanet pour avoir une vision plus équilibrée des évènements. La volonté de changement, de réforme qui poussait les étudiants à manifester était partagée par..... le Général de Gaulle qui s'efforçait de faire accepter pas ses députés et ses ministres la participation et la réforme du sénat dont les conservateurs ne voulaient pas. Bien loin de ne pas avoir senti ni compris la volonté de changement des jeunes. Le chef de l'Etat était convaincu de la nécessité d'associer la grande masse des français aux fruits de l'expansion. Il voulait dépasser la "lutte des classes" marxiste en défendant une association des classes sociales. La fameuse "troisième voie" recherchée ensuite par Jacques Chaban-Delmas, puis Michel Rocard était déjà esquissée dans les projets du Général.

J'ai été très surpris de constater que l'anniversaire des évènements de mai 1958, qui virent le retour au pouvoir de de Gaulle, avait été passé sous silence dans les médias. Bien loin du "coup d'Etat" dénoncé par un Mitterrand omnubilé par son anti-gaullisme, c'est un processus régulier que le Général a choisi de suivre, alors qu'il lui aurait été très facile de "brusquer" les choses. Appelé à la tête du gouvernement par le Président de la République en exercice, il est investi par l'assemblée nationale (dominée par la gauche). C'est le dernier sursaut d'une 4ème république qui entraîne notre pays vers le gouffre de l'abandon. Le Général lance alors pendant dix ans une politique de réforme permanente. Nombre des décisions prises ont encore une influence sur notre vie d'aujourd'hui. C'est grace à lui que notre pays et l'un des pays d'europe les moins dépendant du pétrole. Tout celà méritait bien une célébration.

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Publié dans Politique nationale

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V
Vous n'avez pas complètement tort, mais forc est de constater que ceux qui ont saboté cette "troisième voie" étaient aussi nombreux à gauche... qu'à droite. Ainsi fut sabotée la candidature Chaban en 74 par un certain... Chirac. Quant à la 5e République, admettons que la réforme du quinquennat a considérablement changé sa nature, et ceux qui reprochent à sarkozy aujourd'hui une présidnetialisation oublient que c'est bien la réduction du mandat présidentiel et sa concomitance avec le mandat des députés qui en est à l'origine.
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P
<br /> <br /> Ceux qui, comme moi, sont attachés à l'action du Gal de Gaulle, acceptent mal d'être considérés comme "de droite". Même si, par facilité, c'est comme celà que les observateurs nous qualifient. Le<br /> Général disait : "La France ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche". Bien entendu, la gauche, comme la droite, ont intérêt à ce que la troisième voie échoue. Quand à classer Chriac à<br /> droite..... il y a des choses à dire sur ce sujet !<br /> <br /> J'étais opposé au quinquennat. Tout le monde sait que c'est une manoeuvre de Giscard pour emm..... Chirac ! Quels hommes d'Etat !<br /> <br /> J'étais favorable à un septennat non renouvelable. Le quinquennat renouvelable une seule fois qui est en cours d'adoption s'en rapproche. Je crois que c'est la concomitance avec le mandat des<br /> députés qui change tout. Les députés sont élus dans la foulée de la présidentielle. Beaucoup d'entre eux doivent leur mandat au chef de l'Etat. Ce qui ne prédispose pas à l'indépendance...<br /> <br /> <br /> <br />