Baffe
88% des internautes qui se sont exprimés sur le site du Figaro pensent que l'enseignant qui a giflé un élève qui l'avait traité de "connard" a eu raison. Je trouve ce chiffre réconfortant. Une fois de plus, nous avons assisté à un déchainement médiatique. Le fonctionnaire concerné s'est trouvé en position d'accusé.
Il n'est pas question de souhaiter le retour aux châtiments corporels, ni de justifier un acte de violence. Mais une gifle, pour autant qu'elle soit donnée de façon mesurée, ne mérite pas ces excès. La réaction du père, par ailleurs policier ou gendarme, est stupéfiante. Comment ne comprend il pas qu'en déposant une plainte, il semble justifier les excès de langage de son fils et qu'il encombre la justice avec une affaire qui ne le méritait pas. Il contribue à saper l'autorité du maître sur l'élève.
Ce manque d'autorité est probablement à l'origine d'un grand nombre des déboires que nous connaissons. La politesse, cette vertu un peu oubliée, a été codifiée pour pacifier les relations entre les hommes. Nous l'avons oublié.......
Il est temps de relire PLATON :
"Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants…Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles…Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter. Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus rien au dessus d’eux, l’autorité de rien ni de personne…. Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie ou de l’anarchie"