Médias et politique

Publié le par Patrick FOSTIER

Il me semble que la façon dont les médias rendent compte du déroulement de la campagne présidentielle manque singulièrement de recul et de réflexion. Les informations sont divulgées "brutes", sans doute en raison de la concurrence sans mise en perspective. Cette tendance s'est aggravée ces derniers mois.

Difficile de ne pas voir que Ségolène ROYAL a été propulsée candidate à l'issue d'une campagne médiatique. Son équipe en a certainement joué, mais leurs efforts auraient été vains sans "caisse de résonnance". Finalement qui l'a désignée ? Les adhérents du parti socialiste, de leur propre chef, ou influencés par la meute médiatique ? Bien malin qui pourrait le dire.

Nicolas SARKOZY a eu droit à une campagne relayant habilement les petites phrases de ceux qui n'étaient pas favorables à sa candidature. Lorsque, le 14 janvier, il est devenu évident qu'il avait réussi à rassembler son camp, il est devenu la coqueluche des médias. Au point de grimper, grimper dans les sondages vers des chiffres invraisemblables. Qui peut, sérieusement croire, que le résultat sera 55/45 dans un sens ou dans l'autre.... L'emballement médiatique avait encore joué.

Jean-Marie LE PEN étant un peu usé (bien qu'il s'essaye, à nouveau, aux dérapages qui lui ont été si profitables dans le passé), François BAYROU reçoit, à son tour, l'onction des médias. Ceux qui n'avaient pas assez de vocabulaire pour le brocarder il y a un mois, lui trouvent maintenant toutes les graces. Dans quinze jours, l'intelligensia médiatique se détournera du président de l'UDF pour enfourcher un autre cheval.

Tout celà n'est pas sérieux, surtout ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu. Car c'est de l'avenir de la France dont il est question. Notre pays a désésperément besoin de réformes, pas d'une curée médiatique.

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Publié dans Divers

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