DE GAULLE
Il y a 36 ans, je me trouvais à Colombey-les-deux-églises, avec mon grand-père et ma mère, pour assister aux obsèques du fondateur de la France libre. Les images et les sons de cette journée sont restées gravées dans la mémoire de l'adolescent que j'étais.
Image des routes menant au village remplies, aussi loin que porte la vue, par un fleuve humain qui s'est donné rendez-vous dans cette bourgade de Haute-Marne.
Image de Malraux, remontant la rue principale, majestueux et perdu dans ses pensées.
Image de Romain Gary, boudiné dans son uniforme d'aviateur des forces françaises libres.
Image de cet ancien combattant, vétu d'un imperméable crasseux et rapiécé, mais ruisselant de médailles, qui, au passage du char portant le cercueil du général, arrache de sa poitrine des médailles pour les jeter devant le véhicule.
Silence irréel quand l'engin militaire traverse une énorme foule compacte sans que l'on entende d'autres bruits que le moteur.
Bruit des moteurs d'appareil photos lors de la mise en terre.
Ce jour là, physiquement ou spirituellement, le peuple de France s'était rassemblé autour de celui qui redressa la patrie.
"Car, en notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer. ...
Cette phrase du Général, en cet anniversaire de sa disparition, devrait être méditée par tous les responsables politiques, économiques, sociaux..... Sommes nous certains d'agir, toujours, en plaçant l'homme au centre de nos choix ?