THOME GENOT

Publié le par Patrick FOSTIER

L'ardennais de ce matin nous apporte la triste confirmation de la disparition de cette entreprise. A vrai dire, comme beaucoup de responsables du département, je savais depuis quelques jours que cette information était imminente.

Mes premières pensées sont pour les victimes. Ces hommes et ces femmes de nos ardennes pour lesquels cette entreprise était l'employeur. Perte de leur revenu, avenir qui s'assombrit, il faut que la solidarité nationale soit à leur coté dans cette épreuve. Personne ne comprendrait que ce qui a été fait pour des bassins d'emploi ravagés par la crise industrielle, ne soit pas fait très vite pour l'agglomération de Charleville-Mézières toute entière.

Car cette tragédie aura des effets induits sur les activités de dizaine d'entreprises sous-traitante, sur les commerces et les services de la région, sur les collectivités locales. L'effet de domino sera redoutable. D'autant que les entreprises ou l'on "tend le dos", dans le département, sont nombreuses. Sans vouloir se faire peur, il faut reconnaitre que la situation économique des ardennes n'a jamais été aussi grave depuis les années 80.

En même temps, il ne faut pas hurler avec les loups et se raconter des histoires. Nos activités industrielles, tournées vers la sous-traitance automobile, sont fragiles dans le contexte mondial actuel. Les pouvoirs publics, notamment le département, font des efforts considérables pour accueillir d'autres activités. Mais cette transformation ne se fait pas aussi vite qu'il serait souhaitable. La mono industrie, dans notre monde, est un danger mortel.

Au delà de l'aide immédiate dont nous avons besoin, les responsables de notre pays doivent trouver des réponses rapides aux excès de la mondialisation. Sans remettre en cause la nécessité de favoriser les échanges mondiaux, il me semble que des règles communes en matière de droits sociaux, de protection de l'environnement, de sécurité technologique doivent être appliquées. En attendant, des dispositifs permettant de rétablir l'équilibre doivent être inventés. C'est, à mes yeux, l'une des grandes questions du débat présidentiel de 2007. Ne pas y répondre efficacement, c'est laisser se poursuivre le délitement de notre industrie.

Les Français ne le comprendraient pas !

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Publié dans Vie locale

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