Les périls sont devant nous

Publié le par Patrick FOSTIER

Certains pensent que l'essentiel a été fait et que la crise économique va, peu à peu, se résorber. Je ne partage pas ce point de vue optimiste. Il est désormais clair qu'à la crise financière va succéder une crise économique. Nous allons vers un ralentissement de l'activité et, peut être, vers une récession.

Les spécificités de la France, déficit budgétaire, endettement, dépense publique, vont rendre plus diffcile notre redressement. En dessous de 1,5% de croissance, notre pays détruit des emplois. La perspective de la diminution du chômage s'éloigne. Bien que nous n'ayons jamais été dans des circonstances plus favorables. Nombreux départs en retraite, faibles entrées sur le marché du travail. Notre déficit budgétaire dépassera certainement les 3% en 2009. Chacun a bien compris que le budget actuel, bâti sur des perspectives irréalistes est une aimable plaisanterie.

Au fond, nous payons douloureusement, l'impéritie des gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés depuis 30 ans. Contrairement à nos voisins, ils n'ont pas su profiter des périodes de prospérité économique pour corriger nos mauvaise habitudes. Au contraire, à chaque fois, ils ont distribué généreusement les fonds publics, continuant de persuader nos concitoyens que les caisses de l'Etat n'avaient pas de fond !

Le dernier, en date, de ses chefs de gouvernement a été Lionel JOSPIN que je ne supporte plus de voir pérorer sur les antennes radio. Lui qui a fait tant de mal à notre pays pour servir son "destin" présidentiel.

Il n'existe pas de salut hors de la rigueur budgétaire, de la diminution drastique de la dépense publique et de l'investissement dans les dépenses de recherche et d'innovation.

Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
Devant les méfaits de cette crise et depuis les élections qui a commencé à contacter les 200 plus grosses entreprises françaises pour les sonder au sujet d'une venue dans les Ardennes car entre Reims et Charleville-Mézières, après Caurel, plus rien sur les bords de l'autoroute ? Pourquoi ?
Répondre
V
Ou l’on relance le débat sur l’aérodrome …<br />  <br /> Initiative tardive ou salutaire, voici Boris Ravignon qui relance l’idée de sauver in-extremis l’Aéroport des Ardennes à travers un courrier destiné au Sénateur Huré, Président du Conseil Général des Ardennes.<br /> Dans cette lettre « ouverte », puisque tant de personnes ont pu découvrir son contenu, Boris Ravignon se lance assez maladroitement dans une dernière démonstration  pour sauver ce qui peut encore l’être… <br /> Boris serait il en train de rompre la discipline de la majorité départementale, puisqu’en s’adressant à son chef, issu de la même sensibilité politique que lui, il essaye malgré tout d’infléchir une décision déjà entérinée ??  Putsch, rébellion ou cri du cœur ? <br /> Et le bon sens dans tout cela ? Celui qui va, au-delà des intérêt personnels ou partisan ? Appelons simplement cela, l’intérêt général.<br /> Je commencerai par citer le Président Huré dans un article paru sur le site du conseil général : <br /> « Les diverses interventions de plusieurs conseillers généraux permirent de faire le point sur l'activité et la situation financière de cette structure, que, comme le fit remarquer le Président, " le département a tout intérêt à conserver et à développer ".  CQFD<br /> Je m’attarde quelques instants sur  cette affiche, très très jolie, qui représente les Ardennes vues du ciel, au centre de la planète avec le slogan « un département tourné vers l’avenir » <br /> Je me remémore aussi l’épisode WOINIC. Sans rien reprocher au talent de son créateur, je reste assez … dubitatif sur le cout de l’acquisition et du transport de cette statue et sur son statut de symbole des Ardennes destiné à décupler son rayonnement. (!)<br /> Puis je reviens sur les raisons officielles de l’abandon de l’Aéroport des Ardennes qui coute trop cher et qui ne rapporte rien. <br /> Et j’en conclue que le cout de fonctionnement de cet Aéroport est bien moindre que l’acquisition d’une statue, que son rayonnement en terme d’image et d’équipement est primordial pour un département déjà trop négativement caricaturé, que les possibilités de rentabilités ne sont pas nulles pour ceux qui veulent vraiment y croire.<br /> A ce propos, une école de pilotage destinée à devenir prestigieuse aurait pu se greffer sur l’activité existante et la développer. Et tant d’autres projets auraient pu dynamiser cette structure essentielle … <br /> Il ne manque que l’audace. Ou la raison. <br /> Audace, persévérance et ambition, c’est ainsi que l’on définissait autrefois les vaillants Ardennais.<br /> Les temps ont changé ?<br />  <br />  <br />  <br />  
Répondre
P
<br /> Non, nos élus préfèrent investir dans ce qui est réellement utile plutôt que dans la poudre aux yeux. Un aérodrome à moins d'une heure de celui de Charleroi ou Luxembours, à 1 heure et demi de<br /> Roissy ect.... N'a aucune chance de se développer. Heureusement que la raison l'emporte.<br /> <br /> <br />
J
Venant de quelqu'un dont une partie non négligeable du travail consiste à spéculer en bourse, critiquer le Premier Ministre qui a qualifié le pays pour l'€, ramené le déficit public en dessous de 3%, réduit l'endettement, retabli une situation plus saine dans les comptes sociaux (la sécurité sociale en excédent) et traversé trois crises systémiques, avec nettement moins de casse, c'est singulièrement à côté de la plaque.Il a été battu, ça n'est certainement pas sans raison. C'est même probablement lié aux privatisations et pour avoir cédé à vos amis du Medef sur la modération sa&lariale.Je note avec surprise - et consternation - cette motion de défiance à l'égard de Nicolas Sarkozy. La prochaine fois que vous employez le terme "pragmatique" que le Président mobilise pour justifier l'inflexion de sa politique, rappelez vous qu'il désigne la trahison des principes sur lesquels un représentant du peuple est élu.
Répondre