Les périls sont devant nous
Certains pensent que l'essentiel a été fait et que la crise économique va, peu à peu, se résorber. Je ne partage pas ce point de vue optimiste. Il est désormais clair qu'à la crise financière va succéder une crise économique. Nous allons vers un ralentissement de l'activité et, peut être, vers une récession.
Les spécificités de la France, déficit budgétaire, endettement, dépense publique, vont rendre plus diffcile notre redressement. En dessous de 1,5% de croissance, notre pays détruit des emplois. La perspective de la diminution du chômage s'éloigne. Bien que nous n'ayons jamais été dans des circonstances plus favorables. Nombreux départs en retraite, faibles entrées sur le marché du travail. Notre déficit budgétaire dépassera certainement les 3% en 2009. Chacun a bien compris que le budget actuel, bâti sur des perspectives irréalistes est une aimable plaisanterie.
Au fond, nous payons douloureusement, l'impéritie des gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés depuis 30 ans. Contrairement à nos voisins, ils n'ont pas su profiter des périodes de prospérité économique pour corriger nos mauvaise habitudes. Au contraire, à chaque fois, ils ont distribué généreusement les fonds publics, continuant de persuader nos concitoyens que les caisses de l'Etat n'avaient pas de fond !
Le dernier, en date, de ses chefs de gouvernement a été Lionel JOSPIN que je ne supporte plus de voir pérorer sur les antennes radio. Lui qui a fait tant de mal à notre pays pour servir son "destin" présidentiel.
Il n'existe pas de salut hors de la rigueur budgétaire, de la diminution drastique de la dépense publique et de l'investissement dans les dépenses de recherche et d'innovation.