TRISTESSE
Pauvre pre
mier ministre contraint de faire bonne figure en annonçant au journal de 20 heures de TF1 une capitulation totale. Même si on a un peu "emballé" les choses, en rempaçant le CPE par un autre texte, c'est bien d'abandon dont il faut parler. Je trouve d'ailleurs un peu pathétique cette "langue de bois" des politiques. Il y aurait sans doute un peu de grandeur a expliquer que l'on a pas su convaincre et que l'on retire le texte plutot que de prétendre le contraire !
La tristesse, c'est celle que j'éprouve en voyant ce pays refuser toutes réformes. Sauf, bien sur, celles qui consisteraient à lui donner plus de protections sociales, plus de garanties, bref d'accroître les déficits sous lesquels nous croulons. La précarité d'une partie des salariés est la conséquence directe du conservatisme de ceux qui bénéficient d'emplois garantis, de bonnes rémunérations et de retraites confortables.
Comprendrons nous, sans drame, qu'il nous faut partager un gateau qui se réduit et que, par conséquent, chacun doit accepter de céder un peu pour que nous ayons tous quelque chose. Je ne suis pas certain que l'alliance de la fonction publique et des étudiants, dans la rue, contre le CPE, ne soit pas un extraordinaire marché de dupes. Car si les uns défilaient pour préserver un avenir qui n'était pas menacé, les autres manifestaient pour défendre leur présent ! Pas de chance, l'un et l'autre s'opposent.
Tristesse aussi car la fin du CPE, c'est aussi la fin des réformes jusqu'au bout du cycle électoral de 2007............ Plus rien ne bougera jusqu'en septembre 2007. Dix-huit mois d'immobilisme dans un monde qui bouge de plus en plus vite. La France n'avait vraiment pas besoin de cela.