Financement du RSA.

Publié le par Patrick FOSTIER

Le mode de financement choisi, par le président de la République, pour financer la généralisation du RSA en a surpris plus d'un. A gauche d'abord qui n'a pas d'angle d'attaque sur ce choix et qui en est réduite à des polémiques minables qui ne convainquent personne. A droite également ou certains parlent de reniement (des promesses de campagne), de girouettes (à propos des élus favorables au RSA qui contestent son financement).

Hervé MARITON, ancien ministre "villepiniste", directement visé par la seconde accusation a répliqué qu'elle ne manquait pas de sel, venant d'une personnalité de gauche entrée au gouvernement.....

Le reproche de déroger aux principes affichés mérite d'être étudié plus sérieusement. Nicolas SARKOZY a bâti son succès sur sa volonté de réformer et de tourner le dos aux dérives précédentes. La baisse de la fiscalité a été mise en avant comme un nécessité. Le signal du financement du RSA peut être compris comme négatif.

Rappelons que l'enjeu du RSA est d'abandonner le principe du financement sans limite des dépenses sociales passives. Le RSA est une dépense active qui incite ses bénéficiaires a reprendre une activité. Sa mise en oeuvre est donc bien conforme aux engagement du chef de l'Etat. On peut même considérer que cette modification est essentielle pour l'avenir. Chacun a, dans son environnement, des exemples négatifs de ceux qui vivent d'aides sociales diverses sans la moindre intention de travailler, et/ou retravailler. On ne peut lutter contre ceux qui se complaisent dans cette situation sans offrir une autre perspective à ceux qui veulent s'en sortir. La lutte contre les abus de la protection sociale passe par le RSA.

Quand à ce financement, parlons en. Pour le propriétaire d'un appartement en location et d'un portefeuille de placements financiers de 150 000 €, la taxe de financement du RSA représentera environ 165 € par an ! Franchement, n'y-a-t'il pas de sujets plus importants ? D'autant que cette taxe serait hors bouclier fiscal pour ne pas laisser cette nouvelle charge sur le dos des classes moyennes.

Pourtant, je crois que le président de la République devrait souligner rapidement qu'il renonce pas à ses objectifs de baisse des impôts et d'économie sur les charges de fonctionnement de l'Etat. La mise en place du RSA devrait s'accompagner d'une chasse sans pitié aux fraudeurs. Tous ceux qui confisquent, au mépris des lois et de la morale, la solidarité de la nation à leur seul profit.


L'échange Mariton-Hirsch sur France Info

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Publié dans Politique nationale

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F
 <br /> M'onsieur Fostier à quand les vérités sur votre blog ?<br />  <br /> Cher ami(e)s le RSA grande réforme que je salut je suis totalement pour le RSA mais qui va payer le RSA ?<br /> Est en pas les ami(e)s à Sarko ou les plus riches d'entre nous est non vous Français moyen qui avaient le malheur économiser un peu d'argent et placer sur une assurance vie ou autre et hop 1,1% qui parte pour d'autre travailleurs. En claire les travailleurs paye pour d'autre travailleurs. Les entreprise comme sa ne donnent pas plus d'argent<br /> Et les riches dans tous sa .... et ben comme le paquet fiscal voter prévoie que les riches ne donne po plus de 50% d'impôts et hop eux ne vont pas payer un scandale, mais ce n'est pas fini car cette présidence Bling Bling prévoie de revoir l'ISF et oui cher ami(e)s UMP esclave du MEEDF et c'est pas fini<br /> Autre chose Monsieur Fostier ?<br />  <br /> Amicalement
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P
<br /> Vous commencez par me traiter de menteur, avant de terminer par "amicalement".... soyez cohérent !<br /> <br /> Si j'ai bien compris votre propos (car c'est difficile à suivre). Vous êtes pour le RSA, mais contre son financement. Nous sommes partiellement d'accord. Je ne suis pas satisfait du mode de<br /> financement proposé.<br /> <br /> Bien sur, pas question d'en concentrer le financement sur les "très riches". Qui est très riche ? Il faudrait prendre une part très importante de leurs revenus, ce qui les conduiraient à quitter la<br /> France. Beau résultat ! Votre proposition est donc démagogique à l'extrème.<br /> <br /> A mes yeux, le financement idéal, ce sont des économies de fonctionnement sur le train de vie de l'Etat. Vous savez, ces dépenses que vos amis veulent sans cesse augmenter. Je prends acte que ce<br /> n'est pas possible en ce moment et qu'il faudrait différer le RSA auquel je tiens. Par conséquent va pour l'impôt A TITRE PROVISOIRE. Mais celà doit s'accompagner d'une poursuite accrue des<br /> tricheurs. IL n'est plus acceptable que l'Etat "ferme les yeux" sur ceux qui détournent la solidarité nationale.<br /> <br /> A partir du moment ou l'on accepte de déroger à ses principes (baisse de la fiscalité) pour réaliser une réforme essentielle, il faut y déroger à nouveau pour le bouclier fiscal. C'était une bonne<br /> mesure, mais personne ne comprendrait qu'elle protège les revenus les plus élevés du financement du RSA.<br /> <br /> <br />