Lenoir et Mernier

Publié le par Patrick FOSTIER

La démagogie fait des ravages depuis des semaines dans cette affaire. Si tout le monde comprend bien qu'il est nécessaire d'apporter l'aide de la collectivité à ceux qui perdent leur emploi, pourquoi faudait-il que la puissance publique ou un syndicat patronal paye une indemnité "extra-légale" ?

La chute d'une entreprise, sur fond de malversations ou de mauvaise gestion présumés, est un drame pour les salariés. Des dispositifs, notamment le "contrat de transition professionnel" ont été mis en place. Leur objectif et de limiter la baisse des revenus et de favoriser le retour à l'emploi par la formation et des aides financières (déménagement, achat d'une voiture etc.......). La majorité a fortement renforcé ces dispositifs pour obtenir la sécurisation promise par le président de la République pendant la campagne de l'an dernier.

Les syndicats associés à l'extrème-gauche utilisent ce drame a des fins politiques. Sur fond de dénonciation des actes de l'ancien dirigeant, ils demandent une indemnisation pour préjudice moral. Faut-il rappeler que dans ce pays tout le monde bénéficie de la présomption d'innocence qui est l'un des fondements de notre état de droit ? L'ancien dirigeant a peut être commis des fautes, il appartient à la justice de le dire, après qu'il ait présenté sa défense. Comme beaucoup d'ardennais, j'ai entendu un certain nombre de témoignages qui me laissent penser que l'homme n'est pas totalement innocent. Mais je suis choqué par le lynchage médiatique dont il est victime.

Ce n'est que dans le cadre d'une procedure judiciaire établissant une responsabilité, que des dommages pour préjudice moral pourront être réclamés. L'Etat, avec nos impôts, ou une organisation patronale, avec les cotisations de ses adhérents, ne peuvent, ni ne doivent se substituer à l'éventuelle faute d'un chef d'entreprise. Tous ceux qui prétendent le contraire sont des démagogues. Ils manipulent les salariés de cette entreprise a des fins électorales.

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Publié dans Vie locale

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A
Monsieur FOSTIERJ'ai lu votre billet avec beaucoup d'interet. Vous avez raison sur toute la ligne. Je sais que vous connaissez parfaitement le fonctionnement politique local pour avoir compris depuis le début la manipulation politicienne orchestrée essentiellement par le PC. Comment croire un seul instant que des élus du PC aient pu réellement croire que le MEDEF pourrait payer cette fameuse prime supralégale de 50000 €?Ils se sont simplement servi de l'argument pour faire de l'anti patronal, comme d'habitude, et, en campagne électorale pour les municipales, ca faisait parler d'eux.Aujourd'hui, l'argument a fait long feu, le soufflet est retombé, laissant les salariés de Lenoir et Mernier désemparés car ils y croyaient, les naifs. Espérons qu'ils sauront s'en remettre sans trop de douleur et qu'ils sauront tourner la page.  
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C
Monsieur FOSTIER, votre allégeance à Nicolas SARKOZY, n’a d’égal que votre mépris fasse à la situation des salariés Lenoir et Mernier.<br /> Les salariés n’ont défendu qu’une seule cause, celle de leur dignité face au patronat que vous défendez, comme sûrement vous défendez aussi M. SAUVAGNAC, qui selon vous est également une pauvre victime du lynchage médiatique.<br /> Nous avons apprécié des soutiens politiques de droite, de gauche ou d’extrême gauche, et de tous les syndicats. Si au lieu de rester caché derrière un bureau, vous étiez venu le 5 mars au rassemblement à Bogny-sur-Meuse, vous l’auriez constaté vous-même.<br /> Boris RAVIGNON, lui-même soutenait notre demande d’indemnisation au même titre que les Thomé Génot. Aurait-il pris sa carte à la LCR ?<br /> De plus, pour un élu politique UMP, vous semblez méconnaître le droit judiciaire, car les salariés ne peuvent pas prétendre à une indemnisation dans le cadre pénal.<br /> Monsieur FOSTIER révisez vos cours du soir avant de prendre position contre des salariés licenciés, qui eux aussi sont des contribuables qui payent le salaire des élus politiques.<br /> Sans animosité a votre égard Monsieur FOSTIER, je vous invite à venir nous rencontrer, afin que votre opinion ne soit pas troublée par des idéologies partisanes.<br /> Cordialement<br /> Claude CHOQUET<br /> Porte parole des salariés Lenoir et Mernier-LCAB
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P
<br /> <br /> Cher Monsieur,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je réponds, bien volontiers, à votre commentaire. En revanche, j’ai supprimé les autres, ou vous vous laissiez aller à un peu<br /> d’agressivité, au motif que je mettais trop de temps à valider votre texte.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Rappeler le droit et le fait que, dans notre pays, on est coupable que lorsqu’on a été condamné et que l’on a bénéficié de tous les<br /> recours offerts par la loi, ce n’est pas « défendre le patron contre le salarié ». Vous aurez d’ailleurs noté que je n’avais pas grand doute sur la réalité des infractions commises.<br /> Reste que la présomption d’innocence doit être respectée.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sur les indemnisations. Chaque salarié doit bénéficier de ce qui est prévu dans notre législation et qui a été notablement renforcé<br /> par……. Nicolas Sarkozy. Actuellement, le maintien du salaire peut aller jusqu’à deux ans, les frais de formations et de déménagement sont couverts. Les salaires impayés et les primes légales de<br /> licenciements seront payés par le Fonds de Garantie des Salaires. C’est ce dispositif qui doit s’appliquer. Le comportement de l’employeur, si il était confirmé par la justice, ne vous donne pas<br /> le droit de percevoir des fonds supplémentaires.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Désolé, mais je n’ai pas pour habitude de « hurler avec les loups ». Notre pays souffre du manque de courage politique de<br /> beaucoup d’élus. Nous avons passé trop de temps à tout donner, à céder à toutes les revendications, parce que c’est plus facile. Le résultat, c’est un pays au bout du rouleau. Une charge publique<br /> parmi les plus élevées de l’europe. Un endettement qui atteint des limites. Quelque soit la sympathie que je puisse avoir pour vos collègues ayant perdu leur emploi, je n’accepte pas que la<br /> collectivité dépense plusieurs millions d’euros hors de tout cadre légal.<br /> <br /> <br /> <br />